Vous vous rappelez ce slogan de la campagne de Donald Trump, candidat à la présidence?
Bien sûr, dans les semaines suivant son investiture, nombre de PDG d’entreprises ont déclaré allégeance solemnelle au nouveau Président et promis de rapatrier des emplois aux EU. Cela étant, malgré la « terreur » inspirée par Donald Trump à l’égard du monde de la finance et des chefs des grandes entreprises, la réalité économique est toute autre…
Ainsi, dans une précédente rubrique, je faisais état d’une entreprise qui a décidé de délocaliser des emplois en Chine. Plus récemment, Boeing concluait une entente avec la firme chinoise Comac pour y assembler des composantes/sections de son 737, une entente portant sur 300 avions. Une entente de mauvaise augure pour Bombardier mais cela, c’est un autre dossier…
Et, aujourd’hui, le site Wolf Street nous apprend que le nouveau PDG de Ford, dans l’obligation de « livrer des résultats » dans les 100 premiers jours de son mandat, a pris la décision de faire construire le modèle Focus en Chine, fermant des usines aux EU et au Mexique. Et ces modèles Focus, assemblés en Chine, seront réexpédiés aux EU pour le marché américain, histoire de réduire les coûts. Voilà qui en dit long sur le « pouvoir » du président américain et, surtout, sur le fait que les entreprises (i.e. leurs actionnaires) n’en ont rien à cirer de volontés de Trump…
« Ford Shifts Production of Compact Car to China, from Michigan and Mexico, as New CEO Cuts Costs »
Voir l’article sur le site Wolstreet