…the road to a promised land of zero-emission vehicles is littered with speed bumps and red lights… »

Ce qui est marquant depuis 3-4 années, c’est l’accélération du nombre de véhicules électriques (« VE ») sur nos routes – qu’ils soient électriques ou hybrides -. Evidemment, le nombre de VE en circulation est infime mais la prorgression est constante. Tant mieux, on respirera mieux et on utilisera plus efficacement les ressources « énergétiques » plutôt que l’utilisation directe du pétrole pour mouvoir nos véhicules.

Mais la route vers le nirvana est pavé d’obstacles importants…

Car, ce qui a été un frein au déploiement de véhicules électriques, depuis le tout début, est l’autonomie garantie par ses batteries. Et la raison pour laquelle, dès le départ, les véhicules à essence ont détrôné les véhicules électriques: l’autonomie.

Or, la venue de nouvelles technologies pour la confection de batteries est en train de changer tout cela. Tout d’abord, ce furent les batteries Ni-Cd utilisées dans les appareils électroniques portatifs mais peu utiles pour les VE. Par la suite, les batteries basées sur l’utilisation du Lithium ont révolutionné le domaine et proposent, aujourd’hui, des batteries qui peuvent se recharger rapidement, qu’on peut recharger à répétition durant 10 années et, surtout, des batteries à « forte capacité » qui emmagasinent beaucoup d’énergie dans un faible volume. C’est ainsi que la famille des batteries Lithium-Ion a connu une forte croissance et assure une autonomie > 300 km dans les VE proposés par Tesla, notamment. Tout un revirement de situation.

Mais, voilà, cette accélération dans le déploiement de VE risque d’être freinée fortement. Pourquoi? A cause de la rareté de certains matériaux entrant dans la fabrication des batteries.

Ainsi, une batterie Li-Ion n’est pas composée uniquement de Lithium mais également de Cobalt, de Nickel, de Graphite, de Carbonate de Lithium,… et de Lithium, bien évidemment. Et la production mondiale de certains de ces matériaux n’est pas en mesure de répondre à la demande actuelle – et encore moins à la demande à venir -. En plus, certains matériaux proviennent de pays où l’instabilité politique et sociale ne garantit pas la production de ces matériaux essentiels.

La preuve: 65% de la production mondiale du Cobalt provient de la Répubique démocratique du Congo (RDC) et la production est en chute dûe aux mouvements sociaux dans le pays. Il en est de même pour d’autres matériaux entrant dans la fabrication des batteries et l’effet de tout ceci est double: d’une part, une rareté de certains matériaux interdit une production plus grande de batteries et, d’autre part, eh bien les prix s’envolent et augmentent donc le prix des batteries et celui des VE produits par les manufacturiers.

Ainsi, à moins qu’on ne résolve ces problématiques durant les toutes prochaines années, le déploiement souhaité des VE risque de connaître une croissance modeste et contribuer à maintenir sur nos routes des véhicules roulant avec de l’essence.

Pour en savoir davantage sur la disponitiblité des matériaux entrant dans la fabrication des batteries et la rareté qui se profile, une très bonne analyse nous est proposée par The Guardian:

https://www.theguardian.com/environment/2017/jul/29/electric-cars-battery-manufacturing-cobalt-mining

Et pour en savoir davantage sur la disponibilité du Lithium et les réserves mondiales de ce matériau stratégique, cette autre analyse d’Euan Mearns:

Lithium: Reserves, Use, Future Demand and Price