Dans un commentaire récent que je publiais sur le Brexit – inspiré du député Barry Gardiner -, il était mis en évidence le fait que, en quittant l’Union européenne, si la Grande Bretagne adhérait à l’Espace économique européen – et, ainsi, accepter la juridiction de la Cour européenne de justice, les lois/règlements européens, la venue d’européens sur son territoire,… -, ce serait inacceptable pour les « purs et durs » et les « soft Brexit » et, donc, à exclure.
Cependant, si la Grande Bretagne négociait pour demeurer dans l’union douanière, dans ce cas, elle ne pourrait négocier d’accords commerciaux avec d’autres pays et serait liée par les accords négociés par l’Union avec des pays tiers. Et, en plus, être soumise à la juridiction de la Cour européenne de justice. Inacceptable pour les « purs et durs ». A exclure.
Alors, la seule issue sera un « divorce complet » qui assurera à la Grande Bretagne une indépendance totale des insittutions européennes et une souveraineté absolue. Mais cela a un prix.
Ainsi, sans union douanière, tous les produits importés d’Europe pourraient subir une taxation à l’entrée, notamment les produits alimentaires dont la Grande Bretagne dépend sur ses voisins. A ce moment-ci, elle est autosuffisante à 60% mais les producteurs/distributeurs agricoles craignent une flambée des prix. Non pas qu’il s’agisse d’assurer la totale « sécurité » alimentaire des britanniques – les européens ne leur couperont jamais des exportations de fruits et légumes dont les britanniques ont besoin – mais, hors union douanière, des frais à l’entrée seront ajoutés.

Voilà qui va augmenter l’inflation et rendre encore plus difficile la « vie de tous les jours » pour les britanniques. C’est ce que nous révèle une analyse du Guradian sur ce lien:
Mais ce n’est pas tout.
A leur tour, les fabricants automobiles craignent, eux aussi, des barrières à l’exportation de leurs produits en Europe et, déjà, mettent en garde le gouvernement contre les conséquences négatives pour ce secteur si la Grande Bretagne quitte l’Union européenne et ne joint pas l’Espace économique européen ou n’adhère pas à une union douanière. Des milliers d’emplois sont en jeu. C’est ce que relate cet autre article du Guardian:

Et, pour conclure cette rubrique, il y a quelques semaines, le Guardian nous informait à nouveau du fait que, tenant compe de la baisse de la monnaie britannique, eh bien si ses ressortissants se rendent en Europe en vacances ou pour leurs affaires, ça leur coûte déjà plus cher pour s’y rendre et y demeurer:
A n’en pas douter, ma chronique sur le Brexit se poursuivra encore pendant plusieurs mois…