Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bitcoin mais n’avez jamais osé demander! (Partie 2 de 5)

Les cryptomonnaies, comment ça marche? Sont-elles sécuritaires?

Au niveau de la sécurité, la réponse est « oui »… et « non ». Car, dans ce nouveau domaine, beaucoup de malversations et de gens malhonnêtes qui profitent de la naîveté des souscripteurs – et de la fièvre du moment – pour extorquer des fonds à ces gens. J’y reviendrai.

S’agissant des cryptomonnaies, le nom le dit: « cryptage ». Car les fonds détenus dans les comptes de banques « virtuels » libellés en cryptomonnaies ainsi que les transactions sont « cryptées », i.e. nommément inviolables et inédchiffrables.

Ainsi, lorsque « Jean achète un produit de M. X détaillant » et qu’il paie en utilisant une cryptomonnaie telle le Bitcoin (si le détaillant accepte ce type de paiement), un « message » est transmis sur le réseau internet spécifiant que « Jean transfère Y Bitcoins dans le portefeuille de M. X détaillant ». Ce message est crypté (i.e. ne peut être « lu » directement) et des ordinateurs sur le réseau internet interceptent le « message », en valident l’authenticité et, si c’est le cas, les fonds sont débités du compte de Jean et transférés dans le compte de M. X détaillant. Voilà comment opérent les transactions de cryptomonnaies transmises via le réseau internet et validées par des ordinateurs s’assurant de l’authenticité des transactions.

Il importe de préciser le fait que le système de cryptage des « messages » varie d’une cryptomonnaie à l’autre mais, en ce qui concerne le Bitcoin (et d’autres cryptomonnaies), le système est inviolable et ne permet aucunement la fraude qui existe avec les monnaies conventionnelles, par exemple. Ou bien le « message » est validé par des algorithmes mathématiques et les fonds sont transférés ou alors le « message » est invalidé et détruit résultant d’une manipulation du contenu du « message » lui-même par des fraudeurs souhaitant s’accaparer ces fonds en transit.

Voilà pour le fonctionnement d’un système qui est en opération et qui est utilisé pour réaliser des transactions de tous les jours.
Mais, comment démarre-t-on une nouvelle cryptomonnaie?

Très simplement.

Ainsi, un individu/groupe décide de la création d’une nouvelle cryptomonnaie et choisit un « algorithme mathématique » pour « encoder les « messages » » et régir les transactions sur cette nouvelle cryptomonnaie. Et, pour mettre en marche le système, l’individu/groupe « imprime » une quantité initiale de la nouvelle cryptomonnaie laquelle est mise en vente et proposée à des souscripteurs.

Ces derniers, ayant confiance dans la pérennité et l’utilité de la nouvelle cryptomonnaie, en échange de monnaie conventionnelle telle le $ US ou des Euros, se voient crédités une quantité de cette nouvelle cryptomonnaie dans leurs comptes de banque « virtuels » disséminés dans le nuage. Par la suite, selon les besoins qui évoluent et la popularité de cette nouvelle cryptomonnaie, on en « imprime » à nouveau une quantité déterminée laquelle est mise en vente et proposée à de nouveaux souscripteurs.

C’est ainsi qu’ont procédé les initiateurs du Bitcoin et des autres cryptomonnaies les plus connues à ce jour. Et voilà où et comment la fraude peut survenir…

Ainsi, il est loisible à quiconque de lancer une nouvelle cryptomonnaie et de convaincre des souscripteurs d’en acquérir en contrepartie de monnaies conventionnelles telles le $ US ou l’Euro. A titre d’exemple, durant le seul moins de novembre dernier, une centaine de nouvelles cryptomonnaies ont été lancées par des initiateurs et nombre de celles-ci ou bien i) n’ont aucun avenir ou bien ii) s’avèrent de fausses cryptomonnnaies lancées dans le seul but de flouer des souscripteurs ayant une confiance absolue – et une méconnaissance élémentaire – des cryptomonnaies et de leur utilité future. Dans tous les cas, les fonds investis par les souccripteurs sont perdus et ne pourront jamais être récupérés.

A cet égard, la fièvre spéculative actuelle entourant les cryptomonnaies est telle que, à l’image de la bulle « dot.com » informatique des années 2000, la spéculation a fait en sorte que nombre de petits actionnaires et épargnants y ont laissé tous leurs avoir ennivrés par la fièvre spéculative du moment.

Ainsi, pour quiconque s’intéresse aux cryptomonnaies et veut y investir, on aurait intérêt à ne souscrire que des cryptomonnaies bien établies et qui ont su demeurer actives à ce jour. Telle est la prudence que commande la situation actuelle.