Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bitcoin mais n’avez jamais osé demander! (Partie 4 de 5)

Ainsi, en résumé, deux façons de participer à l’effervescence qui touche les cryptomonnaies: 1) spéculer sur la valeur future et en retirer un bénéfice ou subir une perte ou encore 2) participer à la validation des « messages » et engranger des cryptomonnaies en contrepartie à titre de rémunération. Cela étant, dès le lancement du Bitcoin en janvier 2009, de simples ordinateurs suffisaient pour valider les « messages » (transferts de cryptomonnaies entre acheteurs & vendeurs lors de transactions commerciales) mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Il importe de savoir que les transactions sont assemblées dans des « blocs de transactions » regroupant des centaines/milliers de transactions et ces blocs sont à leur tour assemblés dans des « blockchain » (1 million de bytes, selon les standards du Bitcoin) qui transitent sur le réseau internet. Ce sont ces « blockchain » que les ordinateurs qui « écoutent » les transactions doivent s’assurer d’en valider le contenu et pour lesquels ils reçoivent une « rémunération » pour ce travail de validation.

Par ailleurs, les concepteurs du Bitcoin (également valable pour les autres cryptomonnaies) ont fait en sorte que, plus le système se généralise et plus il devient complexe de valider les « messages » tenant lieu de transactions entre acheteurs et vendeurs. Au surplus, l’ensemble du système de gestion des transactions a été conçu de telle façon qu’un « blockchain » puisse être validé, dans son entièreté, dans un laps de temps d’environ 10 minutes.

A telle enseigne que, aujourd’hui, un ordinateur doté d’un puissant processeur (Xeon/i7 pour Intel, Ryzen R7 pour AMD) ne dispose plus de suffisamment de puissance de calcul pour appliquer l’algorithme mathématique SHA-256 (algorithme à la base du Bitcoin) permettant de valider et d’assurer l’intégrité des transactions contenues dans un « blockchain » en 10 minutes.

La conséquence de tout cela?

A défaut de valider les transactions dans un laps de temps « raisonnable », le vendeur d’un produit/service devra attendre 20-30 minutes, 1 heure, 3 heures,… avant que les fonds ne soient effectivement transférés dans son portefeuille « virtuel » Bitcoin. Et amener la fin d’une cryptomonnaie telle le Bitcoin comme outil de transaction financière entre les parties si on ne peut garantir la traitement en un laps de temps raisonnableê

La solution à tout cela?

La fabrication de « calculateurs Bitcoin » extrèmement puissants et dédiés à la seule tâche de valider des transactions, dans les faits des calculateurs infiniment plus puissants que nos ordinateurs dont les Unités centrales de traitement (UCT ou, plus familièrement, Central Processing Units (CPU)) que l’on retrouve dans nos ordinateurs même les plus performants.

Qui plus est, pour disposer de puissance de calcul encore plus « massive », de centaines/milliers de ces calculateurs configurés dans un « farming pool » où ils oeuvrent en parallèle à la validation des transactions Bitcoin.

Avec, à la carte, des investissements massifs pour se doter de « fermes de calculateurs » en mesure de valider les transactions dans un laps de temps « raisonnable ».