« To Bitcoin or not to Bitcoin, that is the Question! »

A travers quelques notes qui se sont avérées des mises en situation sur les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, Litecoin,…) – tout de même 5 commentaires distincts -, il s’agit d’une très courte introduction aux cryptomonnaies et, pour le profane intéressé par ce domaine, plusieurs journées/semaines seront de mise pour en comprendre davantage les fondements et l’utilité. A cet effet, le magazine Le Point nous propose différentes analyses qui viendront compléter cette introduction:

http://www.lepoint.fr/dossiers/economie/bitcoin-affaire-ou-arnaque

Evidemment, tel que je le relate dans mon dernier commentaire, à ce moment-ci une frénésie incroyable s’est emparée du secteur des cryptomonnaies et, effet collatéral, une profusion de fraudeurs qui misent sur cette bulle pour arnaquer des néophytes dans le domaine.

Alors, est-ce à dire que tout cela n’aura été qu’un feu de paille et ne débouchera sur rien de bien concret et de bien utile? Certes, non.

Car, cette nouvelle approche (« blockchain ») pourra s’appliquer à tout document – contrat, note de change, hypothèque, brevet, courriel,… – pour en attester l’authenticité et en « sceller » le contenu à tout jamais, l’authenticité et la pérennité étant consignée dans des serveurs dissséminés à la grandeur de la planète.

Au surplus, cette nouvelle approche pourra également s’appliquer à tous les autres domaines notamment là où des droits d’auteur pourraient s’exercer. Il en est ainsi d’une oeuvre littéraire (dans sa forme numérisée) laquelle pourra être « encryptée, scellée et consignée » sur des serveurs informatisés disséminés sur l’ensemble du réseau internet. Idem pour le cas d’un tableau où son auteur pourra en établir la paternité et en attester la propriété, l’homologation étant « inviolable » à tout jamais. La révolution « blockchain » est là pour rester et des institutions financières d’importance (Union des banques suisses (UBS), Goldman Sachs, Bank of America (BoA),…) en sont à planifier son utilisation pour leurs opérations courantes.

 

Mais revenons donc aux cryptomonnaies…

Ainsi, il est indéniable que, tôt ou tard, après l’effervescence actuelle, certaines cryptomonnaies vont « s’établir durablement » et devenir outils de commerce pour nos besoins de tous les jours. Dans les faits, elles vont acquérir le statut de véritables « monnaies » lesquelles vont supplanter des monnaies traditionnelles telles que nous en faisons usage aujourd’hui. Cela au grand dam des gouvernements et des banques centrales qui ne seront plus en mesure d’imposer à la population – via les banques de détail dont elles assurent la supervision – des contraintes monétaires de quelque nature que ce soit, comme ce fut le cas à Chypre et en Grèce récemment.

Et quand une telle révolution surviendra-t-elle? D’ici peu.

Et quand une telle révolution surviendra-t-elle? D’ici peu.

En effet, une « monnaie » obtient ses « lettres de noblesse » (et son usage se généralise) lorsque certaines conditions se matérialisent:

1) lorsqu’elle sert aux transactions de tous les jours, acheteurs/vendeurs ayant « confiance » en celle-ci comme mécanisme de transactions de biens et services

2) lorsqu’elle devient un « refuge de valeur » (« store of value ») où le patrimoine d’un individu/entreprise y est consigné et pourra être préservé dans l’avenir

3) lorsqu’elle atteint un degré d’utilisation et un niveau de confiance qui en assure une stabilité relative

A cet égard, s’agissant spécifiquement de la cryptomonnaie Bitcoin, même si à ce jour plus de 100 000 commercants acceptent de transiger avec cette devise, son utilisation est trop restreinte pour qu’on puisse la qualifier de « monnaie » pour les échanges de tous les jours. Et, relativement à cette « monnaie » comme « refuge de valeur » avec une quote de confiance qui lui serait attribuée par ses utilisateurs pour y consigner leurs avoirs, les variations importantes connues durant la dernière semaine (+50%, -40%, +25%,…) ne sont pas garantes de la valeur future de cette « monnaie » pour y consigner ses avoirs et son patrimoine.

Ainsi, force est de constater que la plus connue et la plus ancienne de toutes les cryptomonnaies (Bitcoin) n’a pas encore atteint le statut de « monnaie » qu’on attribue, par exemple, au Franc suisse ou à l’Euro ou aux autres devises utilisées à ce jour pour nos besoins de tous les jours.

Mais, il y a fort à parier que, tôt ou tard, de par les qualités intrinsèques que l’on attribue aux cryptomonnaies et à la technologie « blockchain », certaines de celles-ci vont atteindre le statut de « monnaie » et s’établir durablement dans l’avenir.

Reste simplement à savoir lesquelles atteindront ce statut et à miser sur les cryptomonnaies « gagnantes » qui seront d’usage général dans les années à venir.