Vous souvenez-vous des billets de banque émis par la « Molsons Bank »? (Partie 3 de 3)

Sous titre 1 : le « mystérieux monde » des banques de détail et des banques centrales

Sous titre 2 : pourquoi les gouvernements/banques centrales craignent les cryptomonnaies telles le Bitcoin

Sous titre 3 : heureux sont les actionnaires de la Banque centrale suisse

Vous souvenez-vous de ces romans de Bob Morane où il affrontait « l’ombre jaune »? Ou encore des films de James Bond se mesurant au « Spectre »? Dans tous les cas, nos héros faisant face à une menace « inconnue et diffuse » qu’on n’arrivait pas à définir?

Abordons donc dans ce dernier volet la menace qu’exercent les cryptomonnaies sur tout le système bancaire mondial et, au premier plan, sur les intérêts de grands financiers qui en tirent des profits mirobolants… à notre insu! Car, en définitive, les cryptomonnaies risquent de rendre caduques l’existence même des banques de détail ainsi que celle des banques centrales. Et, au surplus, les priver du contrôle sur les liquidités comme cela a été utilisé par les banques centrales (Banque centrale européenne) lors des crises de Chypre et de Grèce.

Voilà donc comment des « gens de génie » ont su mettre sur pied un « système bancaire nouveau » qui pourrait nous mettre à l’abri des krachs financiers, alors que les autorités gouvernementales n’ont jamais su mettre en place des « limitations » mettant fin aux excès du monde de la finance, lequel a toujours su « tirer son épingle du jeu » dans les chaos qu’il a engendré par le passé, Avec, comme effet collatéral, les classes moyennes/pauvres qui en ont fait les frais, dans tous les cas.

A l’évidence et tel que démontré dans le schéma illustrant le secteur bancaire, de très puissants groupes financiers ont toujours été à l’oeuvre pour définir un « modus operandi » au service de leurs intérêts premiers. Alors que les cryptomonnaies risquent de « remettre à zéro » tout le système bancaire mondial, d’où leur insistance à le tuer dans l’oeuf!

C’est ainsi que, récemment, les autorités israéliennes ont banni les cryptomonnaies, avec interdiction pour toute entreprise transigeant avec de telles monnaies d’inscrire leurs titres en bourse. Imitant en cela des mesures prises par les autorités chinoises récemment. Bien sûr, afin de servir le bien commun mais on pourrait en douter après l’exposé sur les mécanismes régissant les banques de détail, les banques centrales et les investisseurs privés opérant en sous main.

Mais, « May the Force be with You! »

Ainsi, dans cette « affrontement » visant à remplacer un ordre établi – les banques de détail et les banques centrales – par un « nouvel ordre bancaire », la « rébellion » n’a pas dit son dernier mot et déploie ses moyens…

C’est le cas des gouvernements de la Corée du Sud et du Japon lesquels supportent activement l’éclosion des cryptomonnaies. Et c’est également le cas de géants de l’informatique tel IBM qui propose l’utilisation de ses ordinateurs dans le « nuage » afin de valider les transactions « blockchain » à la base des cryptomonnaies:

https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-12-26/blockchain-pumping-new-life-into-old-school-companies-like-ibm

En ce sens, IBM rejoint Amazon (via ses services AWS) et Google qui rendent disponibles leurs serveurs aux fins de valider les cryptomonnaies et en diffuser l’utilisation. A des fins mercantiles, soit, mais tout de même mettant à la disposition des cryptomonnaies des moyens technologiques phénoménaux pour contrecarrer les autorités voulant en limiter la diffusion.

Oui, un « système bancaire nouveau » est en voie de se mettre en place et, lorsque l’effervescence (spéculation) des premiers temps aura cessé et que ces monnaies auront retrouvé une stabilité, leur généralisation ne pourra que croître, au bénéfice de l’intérêt public qu’une telle innovation saura apporter.