Une déclaration de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, en réponse aux tarifs qui seront imposés par les Etats-Unis à l’encontre des importations futures d’acier et d’aluminium:
« I had the occasion to say that the EU would react adequately and that’s what we will do. The EU will react firmly and commensurately to defend our interests. The Commission will bring forward in the next few days a proposal for WTO-compatible countermeasures against the US to rebalance the situation. »
Voilà qui énonce les intentions européennes en réponse aux nouveaux tarifs imposés par les Etats-Unis, alors que le président Donald Trump banalise ces mesures à l’encontre de ses alliés occidentaux, stipulant que « Trade wars are ‘good and easy to win' »

selon un commentaire émis sur Twitter. et selon les propos rapportés dans une chronique de Reuters:
Trump defiant after criticism of steel and aluminum tariffs – Reuters – 2018-03-02

Réactions nombreuses et virulentes dans les capitales
Mais, voilà, les réactions sont nombreuses et virulentes, notamment l’équipe éditoriale du Wall Street Journal qui qualifie de « folies » des mesures qui auront des effets négatifs sur l’emploi même aux Etats-Unis, en plus d’inciter les entreprises à transformer – à l’étranger – ces matériaux en produits finis. Quitte à les importer par la suite avec un avantage concurrentiel notoire sur la transformation qui serait faite aux Etats-Unis. Des gains à court terme pour les aciéries et les alumineries américaines mais un déficit net d’emplois dans les entreprises de transformation:
Trump’s Tariff Folly – WSJ – 2018-03-02
A cela s’ajoutent les commentaires émis par les dirigeants des pays visés par ces mesures, telles que relatées dans cette chronique également proposée par le Wall Street Journal:
U.S. Allies Around the World Steel for Trump Tariff Tussle – WSJ – 2018-03-02
Le prétexte de la « sécurité nationale » pour l’imposition de nouveaux tarifs
A cet égard, les commentaires sont également unanimes à décrier le recours à des « mesures d’exception », prévues dans les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) mais jamais invoquées à ce jour:
Tel que l’indique cette analyse, ce recours à des « mesures d’exception » sera également évoqué par les capitales occidentales et asiatiques pour mettre en place des contre-mesures à l’encontre des exportations américaines sur leurs territoires respectifs.
Le début d’une guerre commerciale tous azimuth?
A ce jour, aucune « déclaration formelle » n’a été émise en ce sens par les dirigeants des économies développées et en développement mais il apparaît évident que, au-delà du langage « diplomatique » en usage couramment, des gestes concrets seront mis en place sous peu, notamment par le Canada dont l’économie subira les pires effets de ces nouvelles mesures.
Pour terminer, un message au président Donald Trump:
