Guerre commerciale et monétaire Chine-Etats-Unis: et si la Chine avait raison?

En toile de fond de la rivalité Chine-Etats-Unis, l’affrontement de deux modèles économiques : « state-guided market capitalism » vs libéralisme économique tous azimuts

Et si la Chine s’avérait l’ultime vainqueur, ayant les moyens financiers de parvenir à ses fins et n’ayant pas vraiment d’autre option que de maintenir son modèle économique?

Récemment, le Président Donald Trump laissait entrevoir de nouvelles restrictions aux importations chinoises en sol américain, imposant à 300 M$ de produits importés des tarifs douaniers de 10%… ce à quoi la Chine a répondu en laissant fléchir la valeur de sa monnaie à moins de 7 Yuan/dollar, ce qui viendrait annuler l’effet des nouveaux tarifs douaniers – au niveau des revenus des producteurs chinois – tout en augmentant le prix de ces produits sur la marché américain. Et, de ce fait, contrecarrer le plan d’action du président Trump visant à « mettre la Chine au pas » et lui imposer les dictats commerciaux qu’elle a su appliquer à l’ensemble de ses partenaires commerciaux.

Alors que, à l’origine, on invoquait une disproportion entre les importations de produits chinois en sol américain vs les exportations américaines en sol chinois, cet argument a servi de « justificatif » pour enclencher une guerre commerciale avec la Chine.  Au surplus, on évoquait une violation de la propriété intellectuelle pour les technologies occidentales, les limitations imposées à la venue d’entreprises financières – banques, gestionnaires de portefuilles,… – et les frais douaniers asymétriques imposés aux produits américains exportés en Chine,…

Bref, l’attention était « focalisée » sur les disparités commerciales mises en évidence via une « savante » opération dans les médias et visant à ostraciser la Chine comme étant un pays (admis au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2000) qui ne respecte pas les règles du jeu.

Au surplus, qui en viole les règles de façon systématique… Une stratégie média mise en action dès la venue en poste du président Donald Trump.

En résumé, les chinois étaient les « mauvais » et les américains les « bons »… Un peu à l’image de la guerre idéologique qui sévissait à l’époque entre la Russie et les pays communistes les « mauvais » vs les « bons » pays occidentaux qui pratiquaient l’économie de marché et permettaient la libre expression des opinions…

 

Retour sur la guerre froide URSS vs Economies membres du G10 – Un affrontement sur fond de modèle économique

A l’issue de la Seconde guerre mondiale, la Russie a su imposer à certains pays limitrophes qu’elle occupait militairement – Pologne, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Hongrie,… – ainsi qu’à d’autres pays qui en épousaient le modèle – Cuba, Chine, Vietnam,.. – un modèle économique basé sur une gestion centralisée de l’économie où l’État dressait les grandes orientations, finançait les activités courantes et les programmes de développement via la banque centrale, le tout laissant peu de marge de manoeuvre pour des plans d’action élaborés au niveau régional ou local.

A contrario, les pays membres du G10 – économies proposant le libre marché tel les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, le Canada, l’Italie,… – présentaient des similitudes par rapport au modèle mis en place par l’URSS – notamment financement des déficits gouvernementaux et des programmes d’infrastructure via les banques centrales – tout en laissant à la libre concurrence des segments reliés au commerce de détail, aux entreprises productrices de biens et services,…

Ainsi, au niveau du modèle économique privilégié par chacun des deux « opposants », les similitudes étaient nombreuses et ils ont su cohabiter durant 46 années, chacun menant des opérations géostratégiques de façon à ce que le modèle « de l’autre » ne puisse se propager et remettre en cause son propre modèle. Et, au niveau des pays membres du G10, il s’agissait coûte que coûte de maintenir en place un système principalement orienté au bénéfice des financiers…

Cela étant, sous la gouverne du président Ronald Reagan – assisté de l’Arabie Saoudite – où les prix du pétrole ont été maintenus artificiellement bas de façon à priver la Russie de revenus (liés à la production et à la vente de pétrole, de gaz naturel,…) lui permettant de subvenir aux besoins des pays membres de l’URSS à l’économie défaillante, on a assisté à l’effondrement du bloc soviétique en 1991, la Russie et les ex-pays membres du bloc de l’URSS adoptant par la suite un modèle basé sur le libre marché mais avec la gouverne directe de l’État dans plusieurs secteurs.

Bref, adopter le modèle de libre marché mais sans la libéralisation à outrance qui s’était implantée dans les pays membres du G10.

Or, il appert que cette impulsion donnée par Ronald Reagan au démantèlement de l’URSS était principalement « guidée » par des intérêts financiers lesquels avaient pris un essor considérable depuis la mise en place, dès 1975, d’une politique mettant fin au financement des opérations gouvernementales via leurs banques centrales…

 

La montée en puissance du secteur financier – dès 1975 – à la suite des nouvelles mesures de financement des gouvernements dans un contexte de « stagflation » dûe au premier choc pétrolier de 1973

Les années 70 se sont avérées des années de grande effervescence au niveau géopolitique et économique…

Ainsi, l’embargo pétrolier décrété en 1973 a fait bondir l’inflation dans les pays aux économies développées dans la mesure où les gouvernements, pour pallier à la réduction de l’activité économique, ont engendré de lourds déficits – financés par les banques centrales – et amené une chute de la valeur de la monnaie, d’où l’inflation galopante sévissant après le choc pétrolier.

Au surplus, conséquence du choc pétrolier, une situation de « stagflation » – stagnation économique & forte inflation – caractérisait les économies des pays membres du G10 et la responsabilité d’une telle morosité économique était imputée – à tort – aux banques centrales alors qu’on estimait que celles-ci, à défaut de prendre action afin de redresser l’économie, avaient omis d’enclencher les dispositions appropriées pour relancer la croissance économique.

Canada : variation de l’inflation 1956-2004

Etats-Unis : variation de l’inflation 1958-2003 (emphase sur la croissance de l’inflation due aux chocs pétroliers de 1973 et 1979)

Ainsi, face à « l’irresponsabilité » des gouvernements à diminuer leurs dépenses source d’inflation et « l’incapacité » des banques centrales à relancer l’économie, sous l’impulsion d’économistes « nouvelle génération » (attachés au Comité de Bâle sur la supervision bancaire) suggérant aux gouvernements de confier la responsabilité du financement de leurs opérations au secteur privé – lequel « mettrait un frein » à l’appétit des gouvernements à générer de lourds déficits (en les contraignant via un financement à taux progressif plus élevé selon le niveau de la dette) -, les pays membres du G10 ont convenu que leurs banques centrales ne seraient plus autorisées à acquérir les obligations gouvernementales à l’avenir.

Et que, de surcroît, celles-ci seraient émises sur le marché privé du financement, à charge pour les gouvernements d’honorer tant les remboursements en intérêt que la restitution des fonds à l’échéance des obligations. Une mesure mise en application par tous les gouvernements du G10 et, s’agissant du Canada, en 1974.

En l’espèce, cette nouvelle mesure qui pouvait s’avérer « sage » (elle conditionnerait le financement des dépenses publiques au financement privé) puisqu’elle contiendrait les gouvernements à une gestion plus rogoureuse de leurs dépenses et initiatives en matière d’infrastructures. Cela étant, les élus des pays membres du G10 qui ont entériné une telle pratique n’ont certes pas apprécié à sa juste mesure les effets pervers d’une telle politique…

 

La dette fédérale canadienne : 700 milliards de dollars… « and rising »

Afin d’illustrer cette transposition du financement gouvernemental vers le financement privé, en mettant en évidence à titre illustratif la dette du gouvernement canadien de 1867 à 2015, on constate que:

Avant 1974, les infrastructures et dettes du gouvernement étant financées par la Banque du Canada, la dette fédérale à l’égard des investisseurs privés (obligations d’épargne détenues par des particuliers,…) étant virtuellement nulle et s’établissant à env. 80 G$ en 1974.

Ainsi, sans recours au financement privé et sans générer une inflation « hors contrôle » (exception faite du niveau atteint suite à l’embargo de 1973), le gouvernement canadien avait été en mesure, depuis le début de la Confédération et jusqu’en 1974, de:

    • financer l’aménagement de la voie maritime du St. Laurent
    • financer la construction de la route Trans-canadienne
    • financer la construction des ports et aéroports
    • financer les dépenses reliées à la Première guerre mondiale ainsi que la Deuxième guerre mondiale
    • financer la construction d’hôpitaux, d’écoles,…

Or, depuis 1974, via le recours au financement en provenance d’investisseurs privés, la dette du gouvernement fédéral a cru de façon constante, s’établissant à 700 G$ en 2015:

Le cadeau empoisonne des Trudeau – 600 milliards de dollars de dette – HuffPost Quebec – 2016-10-30

Au surplus, selon diverses sources, ce recours au financement privé aurait totalisé des déboursés de 1,100 G$ en intérêts versés à des investisseurs privés, notamment des fonds souverains, des régimes de retraite, des fonds de couverture,…

Usury in Canada – Le Toronto

A l’évidence, le poids de cette dette fait en sorte que, s’agissant de la construction de nouvelles infrastructures qui sont requises pour répondre aux besoins de la population (routes, hôpitaux, écoles, transport public,…), le gouvernement n’est plus en mesure de lancer de tels travaux comme il l’avait réalisé, sans difficulté aucune, à l’époque où le financement de tels ouvrages était assuré par la Banque du Canada.

 

La seconde montée en puissance du secteur financier – à partir de 1980 – à la suite de la déréglementation des marchés financiers induite par la hausse de l’inflation suivant le second choc pétrolier de 1979

A la suite de second choc pétrolier de 1979, l’inflation ayant à nouveau repris son ascension, l’économie mondiale a connu une période de ralentissement et, à nouveau, une augmentation significative du taux de chômage dans les pays membres du G10.

Ainsi, dans un contexte de stagflation et de ralentissement de l’économie, sous l’impulsion d’économistes « nouvelle génération » (attachés au Comité de Bâle) suggérant de relancer l’économie via un désengagement de l’état dans les services publics – le secteur privé étant plus « efficient » dans la livraison des services à meilleur coût et non soumis aux « lourdeurs gouvernementales » -, à l’initiative de la Première ministre Margaret Thatcher et du Président Ronald Reagan, une réforme en profondeur de la gestion des services publics était enclenchée avec la mise sur pied de partenariats publics-privés (PPP), la déréglementation dans les services à la population (« privatisations ») et la déréglementation du secteur financier (marché des « options »).

Et, s’agissant de la déréglementation du secteur financier, une explosion dans la mise sur pied de produits financiers « spéculatifs » à l’origine de la crise financière des subprimes en 2008 et une croissance phénoménale du secteur financier à l’échelle mondiale.

Mais, il n’en reste pas moins que, suite à l’ensemble de ces « modernisations » et, notamment, la déréglementation dans le secteur financier, celui-ci a pris un essor considérable qui l’amène, aujourd’hui, de par sa taille et l’endettement des gouvernements à son égard, à exercer le véritable contrôle sur l’économie mondiale et sur les politiques sociales.

 

Admission de la Chine au sein de l’OMC: « l’opération » visant à séduire la Chine afin de mettre fin à son modèle économique et permettre aux financiers d’en investir un lucratif marché

L’admission de la Chine au sein de l’Organisation mondiale du commerce, au-delà des discours sur une éventuelle émancipation politique – i.e. fin du régime à parti unique – et d’une plus grande liberté d’expression pour sa population, ne visait ultimement qu’à ouvrir un lucratif marché à l’appétit du secteur financier.

Rappelons le fait que, pour être admis au sein de l’OMC, un état se doit d’appliquer les principes de libre marché, d’implanter une « économie de marché » à l’ensemble de son économie et d’adhérer aux principes économiques mis en place par les pays membres du G10.

Ce qui signifiait, à terme:

  • mettre fin à tout financement gouvernemental via la banque centrale
  • décloisonner le secteur des biens et services (i.e. « privatiser » les services offerts à la population par le gouvernement)
  • libéraliser le secteur des biens et services (i.e. ne plus subventionner les sociétés d’état lesquelles jouiraient d’un avantage comparatif vs les entreprises du secteur privé)
  • permettre un libre accès au secteur financier « local » (i.e. ne pas restreindre l’accès au secteur financier pour des investiseurs « extérieurs »)

Bref, en élaborant un discours axé vers l’émancipation de la Chine et de sa population, voilà les véritables motifs ayant prévalu à l’admission de la Chine au sein de l’OMC, le secteur financier – à l’image de sa forte croissance dans les pays du G10 via les réformes antérieures – anticipant une croissance fulgurante de par l’ouverture de la Chine aux principes inhérents à l’OMC.

Or, la Chine, bénéficiant de son admission au sein de l’OMC et de la chute des barrières tarifaires pour l’exportation de ses produits, a su atteindre un niveau de développement économique « fulgurant » durant les 19 dernières années, la hissant au second rang des économies développées, soit à plus de 15% du PIB mondial, sans remettre en question son modèle économique:

Cela étant, ayant atteint ce niveau de développement. la Chine demeurait réfractaire aux autres conditions imposées par l’OMC devant éventuellement lui permettre d’obtenir son admission « définitive » à titre « d’économie de marché », soit en refusant/limitant jusqu’à ce jour toutes les autres conditions requises par l’OMC.

Ainsi la Chine, en maintenant un modèle économique qui prévalait en Occident avant la réforme sur le financement gouvernemental introduite en 1974, a su développer son économie et ses infrastructues au bénéfice de sa population et faire la preuve que ce modèle économique était en mesure d’assurer un meilleur développement pour le pays, sans effet négatif sur l’inflation…

Bref, un affrontement direct se dessinait vis-à-vis les principes prévalant au sein de l’OMC et une illustration des défaillances dudit modèle par une démonstration à l’effet qu’une économie « semi libéralisée », sous étroite gestion de l’état, pouvait s’avérer viable et supérieure auc bénéfices escomptés du modèle économique régissant les pays membres du G10. D’où l’expression « guerre froide économique » reprise par les médias et similaire à la « guerre froide » ayant prévalu entre l’URSS et l’Occident à l’époque.

Et d’où la véhémence du président Donald Trump a « mettre la Chine à genoux » afin de lui imposer le modèle économique occidental, alors que la Chine a su démontrer que son approche engendrait de meilleurs développements économiques – ainsi qu’une meilleure répartition de la richesse – et s’avérait nettement supérieure à celle des pays occidentaux.

Voilà donc le véritable enjeu d’une nouvelle guerre sur fond d’un « affontement basé sur le modèle économique » à savoir quel modèle saura s’imposer dans l’avenir – modèle chinois ou modèle américain – et, pour le secteur financier, le nouvel « ennemi à abattre » (« whatever it takes ») afin de maintenir sa mainmise sur l’économie mondiale, comme les Etats-Unis s’y étaient employés à l’égard de l’URSS…

 

La Chine a-t-elle les moyens de résister à l’assaut des Etats-Unis et a-t-elle le choix?

A l’évidence et malgré les difficultés qui jailliront de la nouvelle « guerre froide économique » entre la Chine et les Etats-Unis (volet commercial et volet monétaire), de par ses assises financières actuelles et la taille de son marché de consommateurs, la Chine saura maintenir son modèle économique et, par la force de l’exemple, amener d’autres pays à embrasser son modèle, au grand dam du secteur financier qui serait relégué à un rôle de pourvoyeur de fonds pour les pays qui n’appuieront nullement leur développement via leurs banques centrales.

Par ailleurs, la population chinoise a conscience des limitations qui sont imposées à la liberté d’expression mais, en contrepartie d’emplois mieux rémunérés et du développement de la Chine, maintiendra le statut quo en matière politique, soit maintenir en fonction le parti politique unique qui gère la Chine depuis 1949.

Et, effet corollaire, le gouvernement chinois n’a d’autre choix que de maintenir en place son modèle économique, le seul modèle qui assure à la fois une stabilité sociale par l’enrichissement collectif et individuel constant qu’il procure à la population.

Bref, pour le gouvernement chinois, maintenir en place son modèle économique s’avère une « question de vie ou de mort » pour le parti communiste qui en gère les destinées. Et, pour ce motif, le gouvernement chinois fera « whatever it takes » pour maintenir en place son modèle économique.

A cet égard, voir la capsule proposée par James Kynge – éditeur en chef pour la Chine  du Financial Times – « Why the US isn’t winnig the trande war with China« :

 

Une magnifique synthèse proposée par Ellen Brown sur le site Web of Debt

Me Ellen Brown, avocate de formation et spécialiste en économie et en finance internationale, expose brillamment les aléas et décisions qui nous ont amené à ce niveau de dépendance envers l’investissement privé et la « guerre froide économique » qui se manifeste entre la Chine et les Etats-Unis à travers l’exposé suivant:

Neoliberalism Has Met Its Match in China – Ellen Brown – Web of Debt – 2019-08-09

Et, au passage, illustre les mécanismes par lesquels les économies libérales ont su « mettre au pas » les pays asiatiques – profitant des crises économiques dans lesdits pays durant les années 80 – en les soumettant au modèle économique s’appliquant à l’ensemble des économies développées.

Au surplus, elle en vient à la conclusion que, s’agissant de la Chine, le néolibéralisme économique pratiqué en Occident – fin du financement via les banques centrales, privatisations à outrance, déréglementation tous azimuts,… – sera mis en échec par la Chine via son « state-guided market capitalism » et que, par la force des circontances, les deux modèles économiques en viendront à coexister dans l’avenir…

 

« Re-nationaliser » la Banque du Canada afin de réduire la dette fédérale et relancer de nouveaux programmes d’infrastructure?

A l’évidence, les profondes contestations sociales en France, en Russie,… et les remises en question du modèle économique occidental en Italie, en Turquie,… amènent de plus en plus les populations à exiger une réforme du modèle économique, lequel a engendré à l’Ouest un appauvrissement constant de la population et des disparités de revenus difficilement « tolérables » pour assurer la stabilité sociale. Il s’agit là nommément d’une demande des « gilets jaunes » à l’effet que, dorénavant, le gouvernement appuie le développement économique futur – comme cela était le cas avant 1974 – en se finançant à « coût nul » via la Banque de France.

Ainsi, s’agissant du Canada, si le gouvernement entendait nommément revenir au financement de ses opérations via la Banque du Canada, il est assuré que, à terme, les dettes à l’égard des investisseurs privés seraient progressivement réduites et, dans la mesure où de futurs programmes d’infrastructure seraient financés par la Banque du Canada, que le Canada retrouverait la marge de manoeuvre nécessaire à l’expansion de son économie et au mieux-être de la population…

Cela étant, il y a fort à parier, devant la « formidable puissance » que représente le secteur financier au niveau canadien et au niveau mondial, que telle réforme ne voit le jour avant une sérieuse crise financière… telle que mise en évidence par le financier John Mauldin et l’économiste Laurence Kotlikoff:

Larry Kotlikoff on The Big Con – John Mauldin – Mauldin Economics – 2019-08-09

 

Revenir au modèle économique mis en place par la Chine?

Il est étonnant de constater que, jusqu’à la réforme bancaire entrée en vigueur en 1974, le Canada a su développer de nombreuses infrastructures – au bénéfice de la population – sans engendrer d’endettement à l’égard d’investisseurs privés… Et que la Chine, aujourd’hui, applique un modèle économique identique à celui prévalant au Canada antérieurement.

Ainsi, devant le formidable développement récent de la Chine et l’endettement « étouffant » affligeant le Canada et les pays occidentaux, cela soulève la question suivante: n’est-il pas temps de revenir à un modèle économique qui a fait ses preuves, dans le passé, et qui donne d’excellents résultats en Chine depuis les 20 dernières années?

 

Références: