Les batteries pour véhicules électriques et postes stationnaires nouvelle génération

Le déploiement en grand nombre de véhicules électriques repose essentiellement sur la disponibilité de batteries en mesure de donner à ces véhicules une autonomie approchant celle des véhicules à essence. Et au surplus à la condition que le coût de celles-ci rendent le véhicule abordable à l’achat.

Or, à ce jour, les inconvénients relatés sont reliés à l’autonomie de ces véhicules et le coût supplémentaire de ceux-ci par rapport à des véhicules à essence.

Egalement à noter que la densité énergétique des batteries – vs le carburant « essence » pour un volume égal – fait en sorte que, pour obtenir une autonomie acceptable, le poids des batteries installées dans les véhicules constitue 25 % @ 33 % du poids total du véhicule…  Bref, en somme, dans un véhicule électrique, l’énergie accumulée dans les batteries rechargées sert surtout à déplacer/transporter… les batteries et non pas les passagers du véhicule…

Et, s’agissant du coût supplémentaire de ces véhicules par rapport aux véhicules à essence, il résulte surtout du coût associé aux deux principaux minéraux qui servent à confectionner les batteries, soit le lithium et le cobalt que l’on retrouve notamment dans les batteries lithium-fer-phosphate LiFePo4.

 

Lithium : le Zimbabwe impose un embargo sur l’exportation du concentré de lithium

Le Zimbabwe occupe le 4e rang (env 10 %) au niveau mondial pour la production de lithium et, excluant la Chine qui extrait/utilise son lithium à des fins propres, il est en mesure d’exercer des pressions sur le marché qui diminueraient grandement la production de véhicules électriques en plus d’en augmenter les coûts significativement s’il en restreint l’exportation :

 

Source

Faits sur le lithium – Ressources naturelles Canada

C’est ainsi que, en février 2026, le Zimbabwe a suspendu ses exportations de concentrés de lithium afin que les entreprises minières transforment davantage de minerai dans le pays pour tirer profit de la transition mondiale vers des sources d’énergie plus propres.

Le Zimbabwe interdit l’exportation de tous les minéraux bruts et du concentré de lithium _ Actualités minières _ Al Jazeera

Le Zimbabwe interdit toutes les exportations de mineraux bruts – Semafor – 2026-02-25

 

Cobalt : la République démocratique du Congo a également imposé un embargo sur les exportations de cobalt

S’agissant du cobalt qui est un composant essentiel dans la fabrication des batteries LiFePo4, la République démocratique du Congo alimente le marché mondial à > 75 % dont la production est exportée en Chine afin d’y être traitée et purifiée :

Source

Faits sur le cobalt – Ressources naturelles Canada – 2026-01-05

Or, en 2025, elle a également imposé un embargo sur ses exportations afin de tirer meilleur profit du minerai extrait de son territoire et de générer plus d’emplois long termes dans le pays :

Source

 

La solution à l’indisponibilité du lithium et du cobalt : développer des batteries avec des minéraux plus abondants et accessibles

A ce jour plusieurs propositions visant à produire des batteries à l’état solide ou utiliant des matériaux autres que le lithium et le cobalt ont été mises de l’avant par divers manufacturiers mais aucune n’a connu un développement industriel qui se substitue aux batteries LiFePo4 disponibles actuellement.

Or, de concert avec la firme CATL – le plus grand producteur de batteries au monde -, le constructeur chinois Changan Automobile vise à mettre en marché un véhicule électrique dotée d’une batterie sodium-ion, avec une autonomie > 400 kilomètres, dès 2026 :

La batterie sodium-ion, véritable révolution et batterie démocratique du futur pour le marché automobile _ – RTBF Actus

Au surplus, les scientifiques associés à la Korea Advanced Institute of Science & Technology KAIST, pour une batterie du type sodium-ion, ont développé un système de recharge permettant la recharge d’une telle batterie en quelques secondes, rien de moins :

Cette batterie sodium-ion peut se recharger en quelques secondes – Auto Plus – 2024-04-24

Il va sans dire que, tant pour les voitures électriques que pour les postes stationnaires destinés à complémenter la production – intermittente – d’électricité par les parcs éoliens, la mise au point de batteries utilisant de nouvelles technologies s’avère essentielle pour en généraliser l’usage et proposer des coûts raisonnables pour de tels déploiements.