« Sales volume crashes, prices plunge from April peak »
Aujourd’hui, on me relatait le fait que le marché immobilier était en pleine effervescence à Montréal, notamment par des ressortissants asiatiques – chinois – qui investissaient massivement chez nous. Evidemment, le journal vantait « l’attractivité » de notre marché immobilier. Eh bien, il n’en est rien.
Ainsi, pour quiconque fait un suivi de la géopolitique mondiale et du monde de la finance, ils auront constaté que, durant les 10-15 dernières années, les asiatiques – principalement des chinois en provenance de Hong Kong puis, par la suite, de « mainland China » – ont tout simplement accaparé le marché de l’immobilier à Vancouver.
Puis, lorsque les autorités provinciales, devant la flambée des prix de l’immobilier, ont décidé de freiner cela, les investisseurs asiatiques se sont lancés sur le marché immobilier ontarien, particulièrement celui de Toronto. A nouveau, une flambée des prix et le gouvernement ontarien a adopté des restrictions similaires à la Colombie-Britannique pour freiner cette bulle immobilière.
Alors, on comprendra que, à ce stade-ci, eh bien les ressortissants asiatiques se tournent, maintenant, vers le marché immobilier de Montréal. Et, ce qui devra arriver arrivera: nous aussi, nous allons connaître une hausse significative de notre marché immoblier et, à terme, les jeunes qui veulent acquérir une première résidence… devront se loger plus longtemps chez leurs parents… Tanguy, le film, ça vous rappelle quelque chose?
Mais, toute bulle spéculative – quelle qu’elle soit – doit prendre fin. Et c’est le cas du marché immobilier de Toronto:
« In the Greater Toronto Area, sales of homes of all types in July plunged 40.4% compared to July last year… By type:
Detached houses -47.4%
Semi-detached houses -38.6%
Townhouses -36.5%
Condos -30.5% »
Donc, des ventes en chute libre dans un marché où la construction nouvelle vient ajouter des unités qui ne trouvent pas preneur.
Au surplus:
« Home prices had surged through April. The market was going nuts, with year-over-year price increases of over 30%! In April, the average selling price in the Greater Toronto Area soared to C$920,761. But that home-price peak in April is now a distant memory. »
Sidérant: le prix moyen des résidences a atteint 920 000 $, soit tout près de 1 M$ en avril dernier. Mais, depuis l’adoption de mesures par le gouvernement ontarien, le prix moyen a reculé de 19% depuis le mois d’avril.
En résumé, il est probable que le marché immobilier montréalais va connaître la même flambée des prix que ce qui a été vécu à Vancouver et à Toronto. Espérons simplement que le gouvernemetn du Québec adopte, dès aujourd’hui, des mesures pour éviter les dérapages connus ailleurs au pays, notamment le fait dIinvestisseurs qui ne résident pas dans ces lieux mais les laissent bien souvent inoccupées simplement pour profiter de la plus value spéculative…
A lire l’excellente analyse soumise par le site Wolf Street:
Toronto Housing Bubble Pops. “Genuine Fear” of Price Collapse