Subprimes : note salée de 5,5 milliards de dollars pour la Royal Bank of Scotland (RBS)

Il y quelques jours, j’émettais un commentaire suite à la question d’un très bon ami concernant la hausse prochaine des taux d’intérêt. Et lmon commentaire était à l’effet que la hausse des taux d’intérêt, couplée avec la revente sur le marché des « hypothèques toxiques subprimes CDO » achetées par les banques centrales durant la crise financière de 2008, avait pour objectif de « réduire les liquidités dans le système financier » et éviter une augmentation trop importante de l’inflation.

Et, pour confirmer cette orientation des banques centrales, la Banque du Canada a annoncé en ce jour une hausse du taux d’intérêt, une première depuis 7 années…

Cela étant, dans tout le dossier des « hypothèques toxiques subprimes CDO » vendues par des banques à des régimes de retraite, à de fonds d’investissement, à des fonds souverains,… nous savons aujourd’hui que la vente de ces « produits toxiques » a été réalisée avec des profits faramineux et avec la complicité des agences de notation Moody’s, Standard & Poors,… Celles-ci en effet prétendaient que ces hypothèques étaient « solides solvables » et ne présentaient aucun risque, tout cela ayant rassuré les investisseurs pour les inciter à acheter ces CDO. Mensonge que tout cela comme l’ont révélé les enquêtes du Congrès américain.

Eh bien, à ce jour, nombre de banques ont dû verser des amendes « salées » pour mettre fin aux poursuites intentées contre elles par les autorités américaines. Et la dernière en lice à acquitter une amende importante est la Royal Bank of Scotland (RBS), laquelle est la plus importante banque britannique en opération en Angleterre.

Maintenant, ce qu’il importe de préciser est le fait que la RBS, lors de la crise financière de 2008, s’est retrouvée en situation de faillite – pour avoir investi dans des produits spéculatifs « insolvables » – et que le gouvernement britannique a dû la renflouer à hauteur de £850 B, soit 850 milliards de livres sterling (1 400 milliards de $ CAN). Dans les faits, la RBS a été nationalisée et est en voie de re-privatisation depuis quelques années, alors que les citoyens britanniques non seulement assument les dettes pour ce sauvetage mais également les pertes lors de la revente des actions sur la marché boursier.

Tout cela pour conclure que, malgré la facture « salée » de 5,5 milliards de $ que RBS doit verser comme amende pour régler ses malversations passées, tous les financiers qui ont participé à cette « arnaque » globale (Goldman Sachs, Deutsche Bank, JP Morgan, UBS, BNP Paribas,…) ont payé bien peu, en pénalités sans admission de torts, considérant les dettes et tous les problèmes laissés en héritage aux populations concernées.

Et, surtout, aucun des artisans de cette « arnaque » à l’échelle mondiale, qui a fait tellement de dégâts et laissé nombre de personnnes dans la déchéance et la pauvreté, ne s’est retrouvé en prison!

Voir l’article de La Tribune sur ce lien:

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/subprimes-note-salee-de-5-5-milliards-de-dollars-pour-la-banque-rbs-743744.html