Sous titre: « L’enfer est pavé de bonnes intentions! »
En cette journée, plusieurs manchettes se rapportent à des événements et à des développements de nature « quotidienne » sans grand intérêt. Sauf cette chronique du Financial Times qui nous informe du fait que deux groupes environnementalistes – dont Greenpeace – ont été déboutés par le tribunal visant à interdire toute prospection pétrolière dans le cercle artique. A l’évidence, une bêtise laquelle ne pourra que de « donner du coffre » aux prétentions anti-environnementales de Donald Trump.
Court challenge to Arctic oil drilling in Norway defeated – Financial Times – 2018-01-04
A cet égard, il faut saluer le travail remarquable d’organismes, tels Greenpeace, qui ont su faire avancer des causes nobles comme l’interdiction de la chasse des baleines et, de ce fait, évitant leur extinction pure et simple. Ou encore les percées qu’ils imposent, au niveau environnemental, afin de réduire la pollution et de rendre notre planète plus « habitable ». Cependant, dans le cas qui est porté à notre attention aujourd’hui, en s’appuyant i) sur la constitution norvégienne et ii) sur les engagements de la Norvège entérinées lors de la conférence COP21 tenue à Paris, le tribunal a rejeté la poursuite et, comme effet collatéral, donne ainsi raison à tous les dirigeants qui refusent d’adhérer à des ententes « ayant des contraintes juridiques ».
A cet effet, les ententes conclues à Paris sous l’égide de la conférence COP21 s’avèrent des « engagements moraux » à atteindre les cibles fixées par chacun des pays et, au surplus, si elles avaient inclu des clauses « ayant une portée légale », les Etats-Unis et la Chine auraient refusé de les endosser. Malgré le peu de portée de ces engagements, le président Donald Trump a néanmoins annulé les « engagements moraux » des Etats-Unis au risque que certains ne les utilisent pour incriminer les Etats-Unis devant les tribunaux.
Ainsi, la poursuite entamée par Greenpeace contre le gouvernement norvégien, s’appuyant notamment sur les « engagements moraux » du gouvernement norvégien lors de la conférence COP21 tenue à Paris, s’avère une erreur stratégique puisque, à l’avenir, comment convaincre des gouvernements de participer à des rencontres portant sur l’environnement si, par la suite, ils font l’objet de poursuites afin de les « contraindre » de mettre en oeuvre des engagements énoncés de bonne foi?
Et, de ce fait, donner raison au président américain et convaincre les autres gouvernements de ne plus participer à de tels « happenings »!