Le magazine GZero Daily nous informe, en ce jour, que les États-Unis interviendront dans le financement des élections européennes à venir durant les prochaines années :
reprenant une chronique déjà traitée dans le quotidien Financial Times récemment:

… le tout afin que les « nouvelles valeurs américaines » prennent racine dans le vieux continent…
Voilà qui risque d’antagoniser sérieusement les relations entre l’Europe et les États-Unis dans les années à venir…
JD Vance fustige l’Europe dans son refus de s’associer aux partis d’extrême droite
On se souviendra qu’en février 2025, s’exprimant lors de la Conférence sur la sécurité tenue à Munich, le vice-président Vance avait vertement critiqué les autorités européennes dans leur refus de s’associer à des partis d’extrême droite pour former leurs gouvernements.
Et, en ce sens, précédait la lancée initiée par le président Donald Trump prédisant un « anéantissement civilisationnel » si les tendances actuelles se poursuivaient sur le continent européen, lancée initiée lors du dévoilement de la stratégie américaine en novembre 2025 :
US 2025 National Security Strategy
L’annonce du financement des élections européennes rendue publique à quelques jours de la Conférence sur la sécurité
Alors que les propos tenus l’an dernier visaient à « mettre la table » sur les actions à venir des États-Unis, le moment choisi pour annoncer cette implication dans le financement des élections européennes est délicat, intervenant juste avant la Conférence de Munich sur la sécurité qui se tiendra sous peu.
On doit également mettre en évidence le fait que l’administration Trump a tenté de prendre le contrôle sur le Groenland durant les dernières semaines, ce qui présage d’un affrontement de plus en plus « direct » entre le bloc européen et les États-Unis.
A combien s’élèvera le financement américain dans les élections européennes ? Et pourquoi l’officialiser ?
Depuis le retour en fonction de Donald Trump à la Maison blanche, ses alliés européens veulent officialiser leurs relations et le mandat de soutenir financièrement les partis d’extrême droite, en Europe, en a été confié à Sarah Rogers, une fonctionnaire du département d’État américain.
Et sa motivation ? Plusieurs membres de l’administration américaine ont vivement critiqué les lois européennes qu’ils jugent restrictives, en matière de liberté d’expression, ainsi que la directive européenne sur les services numériques et veulent contraindre l’Europe à s’aligner sur les principes à la base de la reconstruction américaine.
Des prétextes suffisants pour justifier, selon elle, son droit de s’impliquer dans le financement des élections européennes à venir.
Cette implication dans le financement des élections européennes sera-t-elle de nature à améliorer les relations entre les deux blocs ?
A n’en pas douter, une telle implication sera de nature à détériorer davantage des relations déjà « tendues » depuis la venue en poste de Donald Trump :

Certes, l’argent peut aider dans les campagnes électorales mais cette initiative risque de susciter une vive réaction au sein de la population européenne, l’ensemble des citoyens ayant déjà une opinion nettement défavorable de Donald Trump et de son administration.
